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Après deux ans de négociation, l’ASF (Association Française des Sociétés Financières) vient de signer avec ONZE organisations de consommateurs (1) un accord sur le règlement amiable des créances relatives à des crédits à la consommation.
Les établissements spécialisés membres de l’ASF s’engagent à respecter et faire respecter par leurs mandants les règles déontologiques contenues dans l’accord.
L’accord définit le cadre de l’activité des personnes chargées du recouvrement amiable (c'est-à-dire avant le recouvrement judiciaire).
Il assure :
Il énumère et encadre les conditions du recours aux tiers, qui doit rester exceptionnel.
Enfin, il organise sa mise en œuvre et notamment les modalités d’information sur l’existence de l’accord.
L’entrée en vigueur a été fixée au 1er janvier prochain. Un bilan sera fait un an après. La concertation va se poursuivre pour réfléchir au recouvrement en phase contentieuse.
(1) ADEIC, AFOC, Association Familles Catholiques, CNAFAL, CSF, Familles de France, Famille Rurales, Léo-Lagrange Consommation, ORGECO, UFCS, UNAF NB Rappelons que les principaux établissements spécialisés concernés sont Cetelem, Sofinco, Cofinoga, Cofidis, Finaref, DIAC (crédit Renault), Credipar (crédit PSA), Banque Accord (Auchan), S2P Pass (crédit Carrefour), Franfinance/Sogefinancement , etc.
Le 10 juin 2004.
L'ASF et les organisations de consommateurs co-signataires sont convenuesde ce qui suit :
Le présent accord concerne le recouvrement amiable, c’est-à-dire la phase qui précède l’exécution par un huissier de justice d’un titre obtenu d’un juge par le créancier. Les personnes chargées du recouvrement amiable1 agissant pour le compte des établissements de crédit à la consommation ont pour mission d’écouter et de contacter le client en vue de parvenir à une solution amiable aux difficultés de paiement qu’il rencontre et, autant que faire se peut, maintenir la relation commerciale avec lui.
Si l’impayé a pour origine une contestation de la créance qui ne peut être réglée immédiatement, le client sera orienté vers le service consommateurs, puis le médiateur de l’ASF.
Le recouvrement amiable est une phase extrêmement importante de la relation entre un emprunteur et un prêteur. Les établissements s’engagent à respecter et faire respecter par les personnes physiques ou morales agissant pour leur compte (sociétés de recouvrement, enquêteurs, etc.) les règles déontologiques des trois phases suivantes dans leur démarche de recouvrement amiable :
Les établissements de crédit incitent par tous moyens (offre préalable de crédit, relevés de comptes, plaquettes de communication, etc.), les clients à prendre contact avec eux dès qu’une difficulté est susceptible de se produire, c’est à dire avant même la constatation d’un impayé.
A tout moment de la procédure amiable, le prêteur s’engage à ne pas exercer de pression morale sur le débiteur et à réduire au strict nécessaire la fréquence des contacts.
En cas d’impayé, le prêteur prend contact avec le client en utilisant tout d’abord les coordonnées personnelles, ou à défaut professionnelles, communiquées par l’emprunteur.
L’objectif est de parvenir à un règlement amiable du problème et d’éviter, autant que possible, la déchéance du terme ou la résiliation du contrat.
Les procédures mises en place traduisent une progressivité dans la démarche de recouvrement :
Les procédures assurent le respect de la confidentialité et de la vie privée :
Les procédures assurent la transparence des relations avec le client :
Il faut distinguer :
L'entrée en contact involontaire avec un tiers: la personne qu'on cherche à contacter n'est pas celle qui répond (membre de la famille, collègue de bureau lorsque le client a communiqué à l'origine ses coordonnées professionnelles pour le joindre).
Dans cette hypothèse, l'entrée en contact avec un tiers ne doit avoir d'autre objectif que de laisser un message à l'intention du client. Elle se fait dans le respect des conditions suivantes
L'entrée en contact volontaire avec un tiers destinée à retrouver la trace du débiteur, sauf si celui ci a expressément manifesté sa volonté de se placer dans la phase de recouvrement judiciaire.Elle est provoquée par l'impossibilité durable de contacter, par courrier et téléphone, la personne aux coordonnées communiquées (par exemple, parti sans laisser d'adresse). Les tiers visés sont les services habilités de la mairie, le gardien, les voisins, la famille, l'employeur.
La recherche des nouvelles coordonnées auprés de tiers est légitime, mais doit s'exercer avec la discrétion nécessaire :
En tout état de cause, l'absence de contact ou de régularisation accélère le passage du dossier au contentieux.
L'emprunteur sera informé de l'existence de cet accord et de la possibilité de s'en procurer le texte :
Le contenu de l'accord sera intégré dans la formation dispensée aux personnes chargées du recouvrement.
L'accord sera annexé aux conventions liant les établissements de crédit aux sociétés de recouvrement qu'ils mandatent.
L'accord figurera sur le site Internet de l'ASF et celui de ses membres concernés. Il sera visé au référentiel "Qualité Crédit".
Le contrôle de l'application de l'accord par les prêteurs est assuré par les organisations de consommateurs signataires, l'ASF et le médiateur de l'ASF.
Les signataires s'engagent :
La dénonciation par tout signataire est possible à tout moment.
Le présent accord est applicable à la phase allant jusqu’à la déchéance du terme ou la résiliation du contrat depuis le 1er janvier 2005.
Pour ce qui est de la phase allant de la déchéance du terme à l’exécution par l’huissier de justice du titre obtenu d’un juge par le créancier, il entrera en vigueur le 16 avril 2007.
Paris, le 15 d écembre 2006.
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